Cure de Jouvence pubaire

Le passé a un futur nous (re)clame la pub ces derniers temps.

Il y a eu le noir&blanc de John et Marilyn pour la DS3 de Citroën… La belle gueule d’Alain au bord de la piscine pour Eau Sauvage de Dior… La farouche BB pour le sac éponyme de Lancel… et bientôt la diva Sophia pour Lagostina…

Effet de mode pour image de luxe ? ou lame de fond pour tendance lourde ?

Les exemples sont nombreux…

La Fiat 500, lancée en 2007 et élue voiture de l’année 2008, bat des records de vente en jouant sur la nostalgique Cinquecento… comme Mini, NewBeetle, Vespa…

Les « revival » de marques historiques se multiplient : Converse (1908), Moncler (1952), Repetto (1947)… la gamme DS chez Citroën.

Adidas come back en Adidas Originals… sans parler du phénix Coq Sportif.

Les belles endormies de la couture se réveillent : Balenciaga (1916), Chloé (1950), Balmain (1945)… et Lanvin (1950) bientôt chez H&M !

Le réseau social Copaindavant.com cartonne.

Le rétro gaming, où l’art de (re)nouer avec Donkey Kong, Pac Man et Cie sur une console de dernière génération est un must.

La série TV Mad Men ayant pour cadre une agence de publicité dans les sixties croule sous les récompenses… pendant que le Mentalist, en haut du tableau des audiences, roule en DS… d’origine.

Toutes les ménagères rêvent que le frigo Smeg au design vintage trône dans leur cuisine…

Le film Les Choristes ou la téléréalité Le Pensionnat de Chavagnes nous avaient déjà rappelé la rigueur d’antan… avec succès.

Etc… etc… Alors ?

La chirurgie esthétique, les injections de botox et Photoshop ne suffisent plus ? Manquons-nous cruellement « d’icônes modernes » ou de créativité ? Pourquoi plantons-nous allègrement notre regard dans le rétroviseur ?

Les exemples sont TROP nombreux… pour ne pas signifier une tendance lourde.

Dans un monde qui s’est obscurci avec la crise, où la confiance (en soi, en son job, en l’avenir, en les marques, en… tout !) est mise à mal… Dans un monde qui s’est virtualisé avec l’explosion du digital, où tout va trop vite, trop loin, trop fort… Les consommateurs sont un brin désenchantés et recherchent du réconfort, du sens, du vrai… dans leurs racines.

La valorisation de l’authentique, du savoir-faire, de l’artisanat, du fait-main, la recherche de la proximité (sociale ou géographique), les demandes démultipliées de l’adaptation du global au local, le regain des matériaux bruts, du « simple is beautiful », le développement durable, le commerce équitable etc… etc… sont autant, à côté de la tendance rétro/vintage, de ramifications profondes de cette exigence d’enracinement du consommateur.

Mais attention… pas de passéisme ! le ringard n’est pas loin…

Il s’agit bien d’un passé renouvelé, recomposé à l’aune moderne, mis à jour des standards actuels… un « néo-rétro »… un enracinement dynamique dans lequel les marques, fortes de leur histoire unique et de leurs valeurs transgénérationnelles ont un rôle important à jouer… ce qui manque à une MDD…

Bonus : Sébastien Loeb pour la bien nommée Citroën DS3 Racing dans un spot aux vrais airs de Bullit.

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